Actualités des Transports pour la semaine du 27 octobre au 2 novembre 2014

Gare
Matin gris
by Yann G (CC BY-NC-SA)

Retour sur les actualités des Transports pour
la semaine du 27 octobre au 2 novembre 2014
Le gouvernement va résilier le contrat avec Ecomouv’
Validation du plan de relance autoroutier par la
Commission européenne
La mobilité des français en 2014
La mobilité urbaine évolue, les transports doivent s’adapter
Les VLS réservés aux plus aisés

  • Le gouvernement va résilier le contrat avec Ecomouv’

 Jeudi 31 octobre, Alain Vidalies a annoncé la résiliation du contrat conclu avec Ecomouv’. La lettre de résiliation fera mention des « doutes » émis sur « la validité du contrat initial au regard des exigences constitutionnelles qui s’imposent à l’Etat lorsqu’il confie à des personnes privées la gestion de certaines activités ». Le gouvernement se réserve ainsi une marge de manoeuvre pour un recours juridique car les coûts liés à cette décision sont conséquents. L’Etat devra rembourser la mise en place du système et payer pour la dépose. Il devra également s’acquitter de lourdes indemnités pour annulation du contrat. Cette décision impacte également 200 salariés désormais plus qu’inquiets pour leur avenir.

Pour  mieux comprendre comment nous en sommes arrivés là, Le Monde revient  dans son article « itinéraire d’un renoncement » sur l’historique de l’écotaxe. Tout a commencé en 2007…

 Archives:
Hausse de 4 centimes pour les poids lourdsLes mesures prisent actuellement permettront-elles de développer les déplacements durables demain?Le financement des infrastructuresLe financement des infrastructures (suite…)L’après écotaxe
  •  Validation du plan de relance autoroutier par la Commission européenne

Alors que « le gouvernement salue la validation de son plan de relance autoroutier par la Commission européenne » la FNAUT écrit un communiqué de presse portant sur la politique transport menée par le gouvernement ses derniers mois. Elle estime que les dernières décisions du gouvernement sont contradictoire avec l’objectif officiel de la transition énergétique et qu’elles confirment sa position pro-routière.

  •  La mobilité des français en 2014

 L’IFOP a réalisé une étude sur la mobilité des français en 2014 pour le compte de l’UTP et de son observatoire de la mobilité. Les résultats sont disponibles ici. Alors qu’après la présentation des résultats Le Monde conclut que les usagers des transports en commun valident les politiques mises en œuvres depuis une quinzaine d’annéeMobilicités choisit de mettre l’accent sur le coût du transport qui n’est pas payé à son juste prix. Suivant cette logique, Localtis rédige un encart sur les recommandations tarifaires de la Fédération. Cette dernière souhaite que les titres de transport suivent « les mêmes évolutions que l’offre et la fréquentation« .  En revanche, elle promeut l’idée d’une tarification sociale.

  •  La mobilité urbaine évolue, les transports doivent s’adapter

 La mobilité urbaine doit se réinventer car elle doit faire face à 4 enjeux majeurs:
* Environnemental (pollution et émissions de gaz à effet de serre)
* Garder à la ville son humanité
* Organiser la coordination et cohabitation entre les structures existantes et les nouvelles offres de mobilité. Avec la désynchronisation des rythmes urbains l’accessibilité aux différents lieux de vie est au centre de la nouvelle mobilité. Il devient  donc nécessaire de passer d’une mobilité articulée autour des véhicules et de leurs infrastructures spécifiques à une mobilité axée autour des usages et des services d’information et d’intermédiation. Cette mutation des usages a démarré, mais reste encore embryonnaire.
* Mutation doit s’inscrire dans un contexte socio-économique financièrement contraint. Les entreprises participent déjà beaucoup au financement des transports et les collectivités entrent en diète budgétaire, il faudra donc trouver d’autres sources de financement.

  • Les VLS réservés aux plus aisés

Un rapport du MINETA Transportation Institute sur les vélos en libre-service aux Etats-Unis observe des inégalités sociales pour l’usage des systèmes VLS. L’usage du service dépendrait du salaire mensuel. Plus les personnes ont un salaire important plus celles-ci utilisent les vélos en libre-service. Selon Citylab, cela serait notamment lié au plus faible aménagement de stations et de pistes cyclables dans les quartiers défavorisés,  ainsi qu’à la nécessité de posséder une carte de crédit. Selon Vox, cela serait davantage lié à une perception différente du service. Les plus riches percevraient ce mode de transport comme un loisirs. Par ailleurs le système est considéré comme une solution peu fiable pour les déplacements domicile-travail, les plus pauvres préféreraient donc acheter un vélo; solution moins coûteuse et plus fiable.

Archive:
 La pratique du vélo

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